Ensemble Ausonia

Ensemble Ausonia 

Ausonia est un ensemble de musiciens spécialisé dans l’interprétation sur instruments historiques de la musique des dix-septième et dix-huitième siècles, sous la direction artistique du claveciniste Frédérick Haas, et avec la complicité de la violoniste Mira Glodeanu. Fondé en 2001, à l’occasion de l’enregistrement d’un premier disque consacré à la redécouverte des sonates pour violon de François Francoeur, l’ensemble a poursuivi une démarche de recherches dont l’originalité et l’excellence ont été remarquées dans le monde entier.

Plus d’informations sur l’Ensemble Ausonia

VENDREDI 15 JUIN
20h00 ~ Abbatiale – Baume les Messieurs

Ensemble
Ensemble Ausonia
Mira Glodeanu, violon
Masato Masuura, danse de Nô
James Munro, violone
Frédérick Haas, clavecin, orgue

Programme :

Matthias Weckmann – Toccata en ré, pour orgue 
Heinrich Biber – Rosenkranz Sonate I – Annonciation, danse Jurokomai
Johann Schop – Confitebor tibi Domine in A, pour violone et basse continue
Johann Jakob Froberger – Suite X en la mineur, pour clavecin – Allemande, gigue, courante, sarabande
Heinrich Biber – Rosenkranz Sonate VII Flagellation 
Johann Jakob Froberger – Tombeau fait à Paris sur la mort de Monsieur Blancheroche
Heinrich Biber – Rosenkranz Sonate XIII, Pentecôte, Hagoromo
Passacaglia a violino solo
Philippe van Wichel – Sonata IV in D per violine e basso viola


Note de programme :

Le Rosaire de H. I. F. Biber est une œuvre majeure : vision, contemplation, rêverie poétique et rayonnante, qui ouvre la porte de la vaste succession des plus grands maîtres du violon polyphonique – Bach, Enesco ou Bartòk, tous compositeurs issus du même Orient européen.

Afin de présenter au public d’aujourd’hui cette musique qui fut ciselée pour l’émerveillement d’un public restreint, nous avons composé un programme en dialogue avec d’autres œuvres instrumentales de la même époque, enrichi par la présence d’un grand acteur japonais : la spiritualité de la musique de Biber trouve un écho troublant dans le grand théâtre sacré du Nô, à travers un tissu infini de liens et d’incidences qui rayonne au-delà des formes dans le dialogue de deux traditions anciennes et fascinantes.

Hagoromo est harmonie. Le rituel et la fête y préparent la rencontre des hommes et des dieux. Mais c’est d’abord la surprise qu’un esprit du ciel puisse être destiné à mourir. Et puis, le cadeau divin de la musique et de la danse, fait à l’humanité par cet esprit venu du ciel. Hagoromo célèbre la naissance de la musique et de la danse, au cœur de la nature joyeuse du printemps.